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ACTU

NOS DOCTORANTS A LA UNE - CELIA LACOMME ET ANAIS LAZZAROTTO

FELICITATIONS

JOURNEE DES FEMMES ET FILLES EN SCIENCES - PITCH TA THESE - 11/02/2026
2 doctorantes ont présenté leurs travaux lors de cet évènement. 

ANAIS LAZZAROTTO (LBBE)
Ma thèse porte sur l’écologie spatiale du genre Lynx, avec pour objectif de comprendre si le passage d’une catégorie de taille de proie à une autre peut influencer l’utilisation de l’espace par les lynx, et si cela pourrait expliquer de potentielles différences dans leurs réponses aux perturbations naturelles et anthropiques.
La principale hypothèse est que le passage d’une catégorie de taille de proie à une autre (petites proies à grandes proies, et inversement) devrait entraîner des changements dans l’écologie spatiale des lynx, et de ce fait des réponses différentes face aux perturbations naturelles et anthropiques. Ces réponses devraient également différer entre espèces spécialistes, consommant principalement une seule espèce de proie, et généralistes, ayant un éventail de proies plus large. 
Pour étudier cette question, je vais effectuer une comparaison inter- et intra- spécifique de l’écologie spatiale des lynx en quatre parties, pour les principaux composants de l’écologie spatiale : les domaines vitaux, les patrons de mouvement, la sélection de l’habitat et les patrons de dispersion.
Le projet repose sur un jeu de données de télémétrie que j’ai réuni au cours de ma première année de thèse et qui comprend plus de 1000 lynx appartenant aux quatre espèces du genre. Ces données proviennent de partenaires indépendants ainsi que du
réseau collaboratif Eurolynx, qui réunit les données de différentes équipes de recherche étudiant le lynx boréal (Lynx lynx) en Europe  avec pour objectif de promouvoir la science collaborative

CELIA LACOMME
Ma thèse a pour but de comprendre l’impact des milieux anthropiques sur le microbiome intestinal et la santé des babouins chacma, une espèce de primate non-humain.
Les activités anthropiques, telles que la fragmentation des habitats ou la surexploitation des ressources, figurent parmi les principaux moteurs des changements environnementaux globaux. L’expansion rapide de ces paysages transformés constituent une menace pour l’écologie de nombreuses espèces sauvages, avec des conséquences potentielles sur leur comportement, la physiologie et la morphologie. 
Certaines espèces peuvent s’adapter à ces environnements anthropiques, en exploitant de nouvelles ressources, comme c’est le ce cas du babouin chacma en Afrique du Sud. Nous avons donc étudié la variation des communautés microbiennes intestinales des babouins, jouant un rôle clé dans la santé, ainsi que différents marqueurs de santé — tels que le stress, la charge parasitaire, ou des marqueurs de l’inflammation intestinale — le long d’un gradient d’anthropisation. En particulier, ces indicateurs de santé ont été comparés chez différentes troupes de babouins sauvages, allant des milieux naturels
aux zones agricoles, périurbaines et urbaines, en Afrique du Sud.
À travers une approche interdisciplinaire combinant l’écologie comportementale, la physiologie, la microbiologie et des approches génétiques, cette étude participe à une meilleure compréhension des conséquences des perturbations humaines sur le microbiote intestinal et la santé de la faune sauvage, ainsi que le fonctionnement des écosystèmes. Plus largement, elle contribue à l’amélioration des stratégies de conservation des espèces vivants en milieu anthropique, en vue d’une meilleure gestion des conflits homme-faune sauvage